LA VOUIVRE

 

Lune blanche tu éclairs les marais

Un souffle balance les roseaux

Couchée dans l’herbe verte, elle renait

Envoutante déesse des eaux

 

La Vouivre

 

Furtive, elle glisse et vous observe

Elle s’immisce et se perd dans vos rêves

Elle protège son diamant son trésor

Il est son âme, son cœur et son corps

 

La Vouivre

 

Elle est douceur et sans malice

Les humains pour elle sont factices

Elle fait de son repère un cocon

Méfiante elle se cache bien au fond

 

La Vouivre

 

Malheur à ceux qui veulent lui voler

Sans même vouloir l’apprivoiser

Le joyau si précieusement gardé,

De ses représailles vous souffrirez

 

La Vouivre

 

Jamais elle ne mange les enfants

Car au front ils portent le diamant

Elle fuit la cupidité des Hommes

Plaisirs et richesses sont leurs dogmes

 

La Vouivre

 

Dans l’eau claire elle ira se baigner

Au soleil doucement se sécher

Elle goutera les délices du temps

Abandonnée aux caresses du vent

 

La Vouivre

La vouivre